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Petit lexique des musiques-soleil des Caraïbes

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Les îles des Caraïbes sont des terres fertiles pour nous, aficionados de musique. Non seulement leurs habitants, leurs paysages et leurs couleurs nous racontent des milliers d’histoires, mais leurs rythmes savent assurément délier nos pas de danse. Cuba, la République Dominicaine, la Jamaïque et les îles voisines s’imposent sans aucun doute dans l’univers de la musique du monde… à travers le globe entier.

Bien qu’elles partagent certains traits similaires, il serait erroné de penser que ces musiques se ressemblent toutes. Pour nos sunbirds et nos passionnés de danse, voici un mini-lexique de ces différents genres musicaux qui émanent de ces terres chaleureuses, celles-là même qui attirent des dizaines de milliers de touristes chaque année, été comme hiver.

Le son cubain

Ajoutez « El cuarto de Tula », du Buena Vista Social Club à votre liste de lecture pour le gym et laissez votre rythme cardiaque s’emballer!

Le son cubain a été entendu pour la première fois au tournant du 20e siècle dans l’Est de Cuba. Rapidement exporté vers La Havane, le Son est devenu de plus en plus populaire et a subtilement pris la place du danzón traditionnel sur les pistes de danse. Le son cubain se démarque par son tempo enjoué et l’importance de la clave, cet instrument de percussion composé de deux bâtons de bois que l’on frappe ensemble selon un rythme bien précis. Le tres cubain, une guitare de six cordes aux tonalités un peu métalliques, des harmonies vocales superposées qui s’ajoutent aux refrains, une trompette qui se promène de temps en temps entre les couplets, congas, bongos, contrebasse, et une joie de vivre contagieuse font la force du son cubain.

Le mambo

Révisez vos pas de mambo au son de la célèbre « Sway » de Pérez Prado et Rosemary Clooney.

Le mambo a pris forme dans les années 30 à Cuba. C’est un style souvent un peu plus lent que le son, qui a rapidement connu une ascension rapide dans les clubs de La Havane. Réapproprié par les big bands comme celui de Pérez Prado, le mambo a donné naissance, entre autres, au cha-cha-cha. Une véritable mambomanie a envahi les planchers de danse partout en Amérique et dans le monde à partir du moment où le Cuba pré-révolutionnaire est devenu le terrain de jeu des pays voisins, offrant aux fêtards et à la mafia américaine d’innombrables casinos, cabarets, et occasions en or… Et ce, justement en grande partie grâce à ses clubs de musique et son fameux mambo, évidemment! Le mambo se démarque par la forte présence des mélodies jouées par les cuivres des orchestres, et parfois par des solos de flûte traversière, du piano et des cordes. Le tout en fait un style musical spectaculaire!

Le boléro

Rêvez, dansez et faites battre votre cœur en écoutant « Inolvidable » de Tito Rodriguez.

Le boléro est, à bien des égards, le doyen de la musique de danse cubaine. Les premières formes du boléro ont cependant pris forme dans les salles de bal de l’Espagne, vers la fin du 18e siècle. Après avoir traversé l’Atlantique à la rencontre de musiciens de Santiago de Cuba, à la pointe Est de l’île, le boléro s’est imprégné de divers éléments de la trova, un style plus ancien de musique cubaine, et d’harmonies vocales. Le boléro est un style lent, langoureux, qui chante l’amour, ses joies et ses déchirements, avec beaucoup de romantisme. Les bongos s’y font entendre, des cordes l’agrémentent souvent et une voix de soliste remplie d’émotion y chante de mémorables mélodies. Les boléros se sont multipliés partout dans le monde et de grands chanteurs et musiciens portoricains les ont aussi joués à merveille.

La salsa

Devenez passionnés de salsa en écoutant « Arrepentida » de Los Adolescentes.

C’est dans les années soixante que la salsa a vu le jour, en plein cœur de New York, grâce aux communautés cubaine et portoricaine de la métropole. La salsa a ainsi été créée sous l’influence du son montuno, du mambo, et du cha-cha-cha, avec des teintes de jazz latin. Rapidement, la salsa a pris de multiples formes, pouvant être interprétée différemment selon le pays où elle est jouée. Mais toutes les salsas du monde ont en commun le « tumbao » ou le « montuno », une figure répétitive jouée à la guitare ou au piano, un ensemble de percussions composé de timbales, de congas, de bongos, de « cloche à vache », de guiro et de clave, des lignes de cuivres qui appuient les pauses percussives, des chœurs qui s’en donnent à cœur joie à la fin des morceaux dans ce qu’on appelle le coro, et bien entendu sa danse, qui est devenue une passion et un passe-temps pour beaucoup.

Le calypso

Replongez dans vos souvenirs de jeunesse avec « Day-O » de Harry Belafonte!

Le calypso fait partie de la grande famille des musiques afro-caribéennes. Originaire de Trinidad et Tobago, elle a vu le jour vers les années 1850 et s’est propagée à travers toutes les Antilles et le Venezuela au siècle suivant. On retrouve dans ce genre musical dansant des racines africaines et françaises et des influences de jazz qui sont arrivées vers les années 1930, en même temps que la popularité du genre. Au début du 20e siècle, le calypso était surtout une musique instrumentale, puis, des voix s’y sont ajoutées, parlant surtout de la vie dans les îles mais n’hésitant pas à dénoncer les injustices et la corruption politique. La consécration du style a eu lieu lorsque Harry Belafonte a lancé son interprétation du chant traditionnel « Banana Boat Song », lui redonnant vie sous le titre « Day-O ». La folie calypso s’est alors emparée de la planète, et les années 70 ont laissé entrer les femmes dans son interprétation. Le calypso a même eu une place de choix au cinéma, avec la chanson « Sous l’océan », interprétée par le crabe Sébastien dans « La petite sirène » de Walt Disney.

Le reggae

Prenez une pause au soleil avec Bob Marley et son célèbre hymne à l’amour « Is This Love ».

Qui parmi nous ne s’est jamais laissé bercer par les mélodies géniales de Bob Marley? Écouter du reggae, c’est se laisser flotter sur une vague sous les rayons du soleil, loin du stress et des problèmes. Or, le reggae n’est pas simplement un rythme de détente. C’est une musique qui sait chanter l’amour, mais qui sert également à dénoncer de nombreux problèmes politiques et sociaux. Dérivé du ska et du rocksteady à la fin des années 1960, le reggae se fait remarquer par son entrée de batterie caractéristique au début des chansons, une ligne de basse électrique soutenue, son orgue « hammond » surnommé le bubble organ, ses riffs de guitare, et son accentuation sur les deuxième et quatrième temps de la mesure. Le reggae est désormais interprété dans toutes les langues possibles et sous plusieurs variantes, incluant le dance-hall et le reggaeton.

Le merengue

Testez votre rapidité de mouvement sur « Suavemente » d’Elvis Crespo.

Le merengue tire ses racines en République Dominicaine. Il est doté d’un tempo endiablé, de deux ou trois accords au maximum, d’un piano rythmique très rapide qui a de quoi donner une tendinite au poignet du musicien qui la joue, de cuivres et bien souvent d’accordéon. Ses pas de base sont fort simples pour les danseurs. Un et deux, un et deux et un petit tour! Bien entendu, les plus expérimentés sauront donner à cette danse des variantes spectaculaires.

La bachata

Déhanchez-vous sur « Obsesión » du groupe Aventura!

La République Dominicaine nous a également offert la bachata, célèbre pour le coup de hanche que ses danseurs donnent à la fin de chaque phrase musicale. Des arpèges pincés à la guitare, des bongos bien soulignés, une basse électrique et des mots d’amour! Voilà la recette d’une bachata réussie!

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