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Pourquoi voyager? Benjamin Rochette raconte son voyage au Salvador

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Dans le cadre de sa nouvelle série vidéo Pourquoi voyager?, Transat demande à personnes tout azimuts de raconter les raisons pour lesquelles le voyage les a transformées. Amour? Curiosité? Besoin d’aventure? Héritage familial? Travail? Revirement inattendu? Cette série de portraits transpose une idéologie d’humanisme et d’ouverture sur le monde à travers des récits porteurs qui enrichissent le comment et le “pourquoi de chaque périple. Car le voyage, d’une façon ou d’une autre, nous transporte.

Aujourd’hui, c’est Benjamin Rochette, fondateur du collectif OuiSurf, qui partage son histoire.

Benjamin Rochette, le surfeur

Autrefois caméraman, Benjamin a toujours été, d’aussi loin qu’il se souvienne, un amoureux des voyages et un excellent raconteur d’histoires. C’est toutefois en raison de son amour du surf qu’il s’est retrouvé en Amérique latine en 2007. Son premier voyage sous les tropiques? Le Salvador, dans le village de pêcheurs El Zonte.

« C’est là que j’ai découvert toute la beauté de l’océan. Ça a été aussi le déclencheur de mon envie d’en savoir plus, d’apprendre, de goûter, d’apprendre la langue sur le tas, de voir, d’absorber. Je me sentais bien, là-bas, dans ce moment précis là ».

Ses amis salvadoriens, comme lui, ont vieilli et ont continué leur vie. Benjamin raconte non sans fierté que certains ont rencontré l’âme soeur auprès de touristes du Québec, ont appris le français, on refait leur vie entre deux continents.

« J’aime croire que j’ai réussi à être témoin et à peut-être propulser un mélange de culture entre des Québécois et des Salvadoriens. C’est vraiment spécial pour moi ».

L’époque OuiSurf

« La genèse de OuiSurf, c’est d’abord une compétition québécoise de surf au Salvador. C’était pour faire la promotion d’un hôtel là-bas avec mon coloc Olivier. C’était assez nouveau de lancer ça sur Internet à l’époque », se rappelle-t-il. Ils ont imaginé le projet accoudé au bar du coin, bière à la main. Trouver des commanditaires, convaincre les athlètes, organiser le tournoi, établir un scénario sur place. À la manière des compétitions professionnelles, Benjamin et son collègue ont créé tout un buzz.

Sans le savoir, un petit empire venait de se créer et se recueillait, avec de plus en plus de fidèles, à l’autel de la planche.

Au total, Benjamin aura passé trois ans au Salvador. À rencontrer des voyageurs, à les encourager vers la découverte, à s’imprégner de la culture salvadorienne, à surfer chaque jour, à faire un avec la vague.

« Quand j’ai parti OuiSurf, c’était plus une façon pour moi de partager les images que j’avais filmées. Pour voir si ça intéressait les gens autant que moi! C’était pas pour en faire une business. J’étais juste curieux ». Et la réponse a été retentissante. Surprise: les vidéos ont explosé en popularité! Benjamin a pu commencer à voyager, à être endossé par des commanditaires, à pouvoir partager sa passion avec ses amis, à en faire un vrai métier de communicateur. Peu après, OuiSurf prenait pour la première fois la vague de la télé. « Les équipes de production nous ont donné carte blanche, on a été eu beaucoup de chance. Et les gens sur place avaient envie de nous raconter leur culture, leur quotidien, c’était nouveau pour eux aussi », se souvient-il.

« On était une gang de surfeurs avec une caméra, passionnés par le voyage, qui n’avait pas peur et qui n’avait pas froid aux yeux ».

La même année, ils remportent le prix coup de coeur du public au gala des Gémeaux. Après la production de l’émission, toutefois, Benjamin est épuisé. Il veut retrouver l’envie de surfer pour le simple plaisir d’être sur l’eau. Loin des caméras, des shot list, du sentiment d’être sur le qui-vive.

« Ça a été mon premier voyage solo. Quand je suis parti, j’avais besoin de décrocher. J’avais besoin de ne pas supporter une production sur mes épaules ou être en quête de contenu. C’était vraiment un voyage. Je me suis loué une van, je suis parti tout seul et je me suis dit: je suis les vagues ».

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Générer du mouvement

Pour définir son style de voyage, Benjamin insiste sur le principe de se laisser envahir par l’endroit qu’il visite. Il préfère laisser la destination lui parler et le guider vers les lieux, les activités et les occasions plutôt que de tout planifier à l’avance.

Le surf, comme discipline sportive, est une excellente école. Chaque spot est différent, les fonds sont différents, les vagues se comportent différemment. L’adaptation est continuelle.

« Génère du mouvement. Pars. Bouge. Va vivre des expériences complètement hors du commun. Au bout de la ligne, fais-le ».

« En voyage de surf, c’est toujours la recherche de la meilleure vague, de la meilleure place avec le moins de monde possible, le plus reculé, le plus secret. C’est à force de se rendre toujours plus loin pour avoir la meilleure session que j’ai fini par faire des rencontres improbables et à sortir des zones touristiques. Faut générer du mouvement, tu ne peux pas rester à la même place et espérer que les choses vont arriver par elles-mêmes. Faut avoir soif », ajoute-t-il.

Et quoi de mieux que de former des équipes pour générer du mouvement ensemble? Benjamin explique que pour se sentir chez moi même à l’autre bout du monde, il faut aller vers les gens, ne pas avoir peur du ridicule, de créer des opportunités, d’être vulnérable. « La réalité c’est que même si la terre est immense, on est tous pareils, on a tous des émotions qui se rejoignent quelque part ».

Pourquoi voyager selon Benjamin Rochette

Benjamin maintient aussi qu’il est primordial de ne pas se laisser convaincre par les impressions des autres ou la mauvaise presse de certaines destinations. « Si tu écoutes trop les gens ou que tu lis trop les nouvelles, tu penses par exemple que le Salvador c’est un pays super dangereux alors que quand tu arrives sur place, c’est complètement le contraire. Les gens sont super accueillants, la réalité est vraiment différente. Et pour le savoir, ça, ben il faut aller sur place. Dans le fond, je suis juste un aventurier qui est vraiment content de sortir de sa zone de confort ».

« Le touriste observe, le voyageur participe ».

Et s’il n’avait qu’une seule réponse à donner à la question: pourquoi voyager?

« Mon mantra de voyage, c’est m’imprégner de la culture, participer, avoir l’impression que je fais pas juste passer par là, que je vis quelque chose avec les gens sur place, en fait. Le voyage, ça passe par la rencontre de l’autre. À chaque destination, il y a des moments pour se dire ‘wow, ok, là je suis loin de chez nous’, et ça ce sont les meilleurs souvenirs ».

Les propos et contributions sur le présent blogue n’engagent que leurs auteurs. Les recommandations, les intentions ou les opinions exprimées ne sont pas nécessairement celles de Transat A.T. Inc. ou de ses compagnies affiliées. Voir les Conditions d’utilisation du site Web d’Air Transat.

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