35 ans à 35 000 pieds: célébrons la cohorte 1991 d’Air Transat

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À bord d’un vol de nuit reliant Toronto à Lisbonne, la cabine de l’A330 d’Air Transat vibre au rythme habituel de l’embarquement. Passagères et passagers rangent leurs bagages, ajustent leurs accoudoirs et s’installent pour la traversée transatlantique vers le Portugal. Sillonnant les allées, cinq agentes de bord les accueillent et effectuent leurs vérifications d’usage avant le départ, avec l’assurance d’une équipe chevronnée. Pourtant, dans les offices, une étincelle d’enthousiasme bien particulière règne dans l’air. À l’insu des passagères et passagers, ce départ de routine est sur le point de se transformer en une célébration façonnée par 35 ans d’histoire.

C’est alors que la directrice de vol, Elaine Coles, prend le combiné en main:

« Avant de débuter notre voyage, nous souhaitons prendre un moment pour partager quelque chose de spécial avec vous. Ce vol marque une étape importante. Cinq de nos agentes de bord célèbrent aujourd’hui, jour pour jour, leurs 35 ans de service. Leur parcours a commencé au sein de la 23e cohorte d’Air Transat en 1991. »

Alors que les prénoms résonnent — Yolanda, Nathalie, Diane, Donna, Lorena — des applaudissements éclatent dans la cabine. Car en effet, sur ce vol, cinq membres de la même cohorte de 1991 travaillent côte à côte, arborant encore aujourd’hui l’étoile d’Air Transat avec une fierté intacte.

« Ce ne devait être qu’un emploi d’été… »

Demandez à la cohorte de 1991 comment elle a atterri chez Air Transat, et vous découvrirez une constante étonnante: aucune d’entre elles ne s’attendait à y rester trois décennies.

« Ce devait être un emploi d’été, mais je me suis tellement amusée cette saison-là que j’ai décidé d’en faire mon métier à temps plein », raconte Yolanda dans un sourire. « Et me voici, 35 ans plus tard. »

Pour Diane, l’aventure a commencé par un coup du sort. « Ma carrière est un pur hasard! » rigole-t-elle. Désireuse de tracer sa propre voie plutôt que de rejoindre l’entreprise familiale, elle a repéré une opportunité dans le journal. « À l’époque, l’offre d’emploi était imprimée dans le journal, pas en ligne! Je m’étais dit que c’était une excellente option pour moi parce que je voulais mettre à profit le fait que je parle français et que le poste exigeait d’être bilingue. J’ai passé l’entrevue entièrement en français… et le reste appartient à l’histoire. C’est la meilleure décision de ma vie ! »

L’entrée de Donna dans l’aviation a été tout aussi imprévue. Après la fermeture de la compagnie aérienne pour laquelle elle travaillait, elle s’est dit qu’elle donnerait une chance à un autre été de vol, cette fois avec Air Transat. Cette décision initiale lui a permis de rencontrer ses collègues Lorena, Nathalie, Yolanda et Diane. Au fil des ans, Donna a bien tenté de bifurquer — elle a passé une année à étudier pour devenir enseignante en France (« Ma réaction immédiate: ce n’était vraiment pas pour moi! ») et a plus tard obtenu une maîtrise en administration des affaires. Mais l’appel de la cabine l’a toujours ramenée à sa passion.

« Je ne pouvais tout simplement pas renoncer à cet emploi, il compte trop pour moi », confie Donna. « Une fois qu’on a le kérosène dans les veines, c’est difficile de s’en défaire. »

35 ans plus tard, la curiosité et la soif de découvertes demeurent intactes. L’équipe vibre encore à l’idée des prochaines liaisons et des nouvelles aventures à venir :

  • Nathalie a hâte de s’envoler vers la nouvelle liaison Toronto–Albanie.
  • Yolanda ne demande qu’un peu de soleil (« Tant que c’est chaud, ensoleillé et amusant, je suis de la partie! »).
  • Lorena perpétue son habite de demander une affectation pour Londres, sa ville préférée au monde.
  • Diane se réjouit à la perspective de fuir le froid cet hiver pour explorer la Grande Canarie, dans les îles Canaries.
  • Donna lorgne déjà sur une escale entre Toronto et Istanbul dans quelques semaines.

Une authenticité ressentie par les passagers

Inutile de dire que les choses ont bien changé en aviation depuis 35 ans.

Pour commencer, les vols sont désormais non-fumeurs!
Les billets papier ont cédé la place aux cartes d’embarquement numériques.
Et les écrans individuels ont remplacé les moniteurs communs.

Mais pour la cohorte de 1991, le véritable secret de cette longévité dans les airs réside dans la complicité qui règne à bord.

« Ce qui n’a pas changé pour moi, c’est ce sentiment qui m’habite quand on est ensemble », souligne Yolanda. « On a l’impression de travailler entre amies. Parfois, on coordonne même nos demandes d’affectation pour s’envoler ensemble vers l’Europe le temps d’une escapade entre filles! »

Sa routine lors des escales est restée remarquablement stable au fil du temps. « Mes escales préférées sont toujours celles où je peux lancer une discussion de groupe, aller prendre un café et partager un excellent souper avec des collègues devenues de proches amies. Un peu comme ce qu’on s’apprête à faire à Lisbonne! »

« Aussi, je pense que les passagères et passagers ressentent cette complicité », ajoute Donna en essuyant une larme à l’évocation de ces décennies écoulées. Nathalie essuie également une larme, amusée de sa propre émotion: « Lorena nous avait pourtant dit de ne pas pleurer aujourd’hui! Mais le sentiment de camaraderie ici est tout simplement inégalé. C’est ce qui m’a toujours incitée à revenir. »

Passer 35 ans à parcourir le monde offre également une perspective unique et profondément humaine sur les relations.

« Travailler avec le public n’est pas toujours facile, vous savez. Mais une chose que j’ai apprise avec le temps, c’est que chaque personne a son propre parcours », partage Diane. « On ne sait jamais ce que les gens portent en eux ou ce qu’ils traversent dans leur vie. C’est essentiel de traiter tout le monde avec respect et bienveillance. »

Donna approuve, soulignant à quel point l’harmonie d’un équipage influence directement l’expérience en cabine:

« Ça se reflète dans notre façon d’approcher les passagères et passagers. Cette chaleur authentique, ça ne s’imite pas et ça ne s’apprend pas dans un manuel; c’est ancré dans l’ADN d’Air Transat. Quand on se sent soutenu en tant qu’équipage, on transmet naturellement cette attention aux gens installés dans notre cabine. »

Une véritable histoire de famille chez Air Transat

Ce sentiment de communauté ne s’arrête pas une fois le vol posé.

Pour Donna, Air Transat est littéralement le lieu où sa famille a vu le jour: c’est ici qu’elle a rencontré son mari — membre de l’équipe de maintenance. Mariés depuis 30 ans, ils ont élevé deux fils ensemble.

« Mon mari m’accompagne lors de certaines escales, et il nous arrive d’emmener nos garçons avec nous », raconte-t-elle. « Être agente de bord offre des possibilités incroyables pour notre famille, des occasions qu’on ne retrouve pas dans la plupart des emplois. Ils m’ont d’ailleurs emmenée à Venise pour la Fête des Mères! »

Yolanda, Donna, Diane, Nathalie and Lorena

Bien qu’elle adore explorer de nouveaux horizons avec ses proches, une destination occupe une place toute particulière dans son cœur. « Paris reste mon coup de cœur absolu à cause de tous les beaux souvenirs que j’y ai », confie-t-elle. « C’est là que mon mari et moi avons passé beaucoup de temps au début de notre relation, à l’époque où je travaillais régulièrement sur ces vols. Il y a franchement pire comme endroit pour des rendez-vous amoureux! »

« Saviez-vous que ma sœur est aussi agente de bord chez Air Transat? » lance Yolanda dans un sourire. « Elle en est à sa 34e année de service, tout juste un an derrière moi. On essaie d’ailleurs de demander les mêmes vols pour travailler ensemble au moins une fois par mois. »

Faire rayonner l’étoile

« L’industrie de l’aviation a énormément évolué en 35 ans », médite Donna. « Mais ce qui n’a jamais changé, c’est l’engagement d’Air Transat envers son personnel. Je me suis toujours sentie vue, reconnue et soutenue à chaque étape de ma vie, et je ne l’ai jamais pris pour acquis. »

Lorena sourit, rappelant à quel point ces liens sont profonds : « Nous sommes proches depuis le tout premier jour », confie-t-elle. « Nous avons traversé tant d’épreuves, de hauts et de bas ensemble… Nous avons vraiment grandi côte à côte. »

Lorsque les portes s’ouvrent et que les derniers passagères et passagers gagnent l’air frais du matin portugais, la cohorte de 1991 ne se dit pas adieu. Elles récupèrent leurs bagages, franchissent ensemble les portes de l’aéroport, prêtes à dénicher un café, lancer la discussion de groupe et planifier leur prochain repas en tant qu’amies pour la vie.

Les propos et contributions sur le présent blogue n’engagent que leurs auteurs. Les recommandations, les intentions ou les opinions exprimées ne sont pas nécessairement celles de Transat A.T. Inc. ou de ses compagnies affiliées. Voir les Conditions d’utilisation du site Web d’Air Transat.

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